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Fiches de recommandations

L'Attention à la maison

L’attention à la maison

Les situations de la vie courante à la maison sollicitent normalement moins les  ressources attentionnelles que les situations d’apprentissage en classe. Mais il y a tout de même des moments plus critiques, tels que la routine et les devoirs, pour observer tant des signes d’inattention que de désorganisation… et d’opposition.

Créer et respecter des routines

La routine et les horaires définis sont indispensables dans l’éducation d’un enfant atteint de TDA/H. Ils sont rassurants et sécurisants pour lui. En créant des routines pour votre enfant et en les renforçant, vous l’aidez à améliorer son contrôle interne, puisque la mise en place de rituels a également des effets apaisants au plan cognitif. Les routines permettent aussi, à moyen ou long terme, de développer des automatismes, de sorte que la répétition de consignes ne soit plus nécessaire.

  • Il n’y a pas d’âge pour utiliser des pictogrammes: Placés bien à la vue, les séquences visuelles lui seront d’une grande utilité lorsque viendra le temps de se repérer dans l’ordre des actions qui composent sa routine.

Des demandes claires et courtes

L’une des principales récriminations des parents (d’enfants TDA/H ou non) est de devoir constamment répéter les consignes. Voici quelques trucs pour être non seulement entendu, mais aussi compris. N’oubliez pas que les enfants TDA/H ont de grandes difficultés à mémoriser une longue liste de consignes.

– Donnez à votre enfant, dans la mesure du possible, vos instructions une à une pour lui permettre de les exécuter avec succès. Évitez de dire: « Brosse tes dents, fais ton lit, habille-toi et viens déjeuner ».

Évitez de faire des demandes trop complexes pour lui, comme par exemple lui dire « Range ta chambre ». Ranger sa chambre suppose plusieurs tâches à faire et sans aide, il ne réussira pas à s’organiser. Mieux vaut dans ce cas exprimer votre demande d’une manière différente comme: « Ramasse tes jouets et range-les dans l’armoire ». Puis, quand il a terminé, vous le félicitez et passez à la seconde demande: « Range tes crayons dans ta boîte à crayons », et ainsi de suite.

Faites-lui répéter votre demande.

– Faites vos demandes sur un ton affirmatif et positif. « Arrête de jouer avec mes clés » (affirmatif) à la place de « Voudrais-tu bien arrêter de jouer avec mes clés? » (interrogatif) ou « Ne touche pas à mes clés » (négatif).

– Soyez bref et concis.

– Choisissez un vocabulaire clair et concret.

– Adressez-vous aux différents sens de votre enfant. Appuyez votre demande de contacts physiques ou de stimuli visuels: mettez-vous à la hauteur des yeux de l’enfant, posez une main sur son épaule, ajoutez un support écrit à vos instructions, etc.

Dites non à votre enfant d’une manière claire, trouvez le bon moment et faites attention à ne pas l’embarrasser ou lui faire honte en privé ou en public.

La gestion du temps

Commencez par rendre conscient votre enfant du temps requis pour accomplir certaines tâches, telles que le déjeuner le matin, marcher jusqu’à l’école ou prendre sa douche. Ainsi, le concept sera plus concret pour lui.

  • Vous pouvez vous armer de sabliers, chronomètres, minuteries et horloges visuelles qui aident à percevoir le temps qui passe.
  • N’oubliez pas d’éteindre le téléviseur et l’ordinateur pendant l’exécution des routines afin de ne pas faire dévier l’attention de votre enfant.
  • Se préparer la veille peut aussi vous faire gagner du temps. Préparez ainsi la veille une liste de tâches à accomplir afin d’organiser les préparatifs du lendemain Affichez cette liste dans la chambre, la salle de bain et sur la porte d’entrée. Faites un maximum de choses le soir comme préparer les vêtements, mettre la table du petit-déjeuner, etc.

S’organiser pour ne rien perdre ou oublier

L’organisation représente une grande difficulté pour les enfants TDA/H. Un rangement efficace et quelques astuces toutes simples peuvent parfois s’avérer salvatrices dans ce chapitre.

  • Déterminez et montrez à votre enfant où va chaque chose qu’il possède. Il faudra identifier clairement ces emplacements. Les espaces de rangement doivent être faciles d’accès et toujours au même endroit.
  • Encouragez votre enfant à utiliser votre système de rangement, que ce soit des bacs de plastique ou des paniers que vous vous êtes procuré afin d’y disposer les jouets ou encore les mitaines et les souliers.
  • Épurez, faites le ménage dans vos vieux jouets et triez les vêtements trop petits, épurez, épurez!
  • Établissez un système avec l’enseignant de votre enfant en début d’année scolaire afin de s’assurer que les communications de la maison à l’école et vice versa se rendent à bon port.
  • Apprenez à votre enfant comment utiliser efficacement un agenda en lui faisant bien comprendre à quoi réfèrent les cases horaires.
  • Un calendrier familial peut être utile, à condition que votre enfant sache en faire bon usage lui aussi. Pour ce faire, attribuez par exemple une couleur à chaque membre de la famille afin de leur permettre de mieux repérer leurs activités à travers la semaine.
L'Attention à l'école

L’attention à l’école

L’école devrait être informée du diagnostic de TDA/H de l’enfant afin qu’elle puisse prendre les mesures et mettre en place les adaptations nécessaires pour lui venir en aide et faciliter son développement. Il est recommandé à l’école de le reconnaître comme un élève ayant des besoins particuliers nécessitant la mise en place d’interventions tenant compte de ses difficultés. Il est toutefois laissé à la discrétion de l’école de veiller à attribuer à l’élève un code de difficulté selon une analyse rigoureuse des besoins (et non uniquement des résultats académiques) et de déterminer, à l’aide de l’évaluation de la valeur ajoutée, les interventions/adaptations qui doivent être conservées ou retirées.

Voici quelques règles de base à respecter pour que votre enfant réussisse sa vie scolaire :

Suivez la scolarité de votre enfant. Allez voir l’enseignant en début d’année pour vous présenter. Lors de ce premier contact, trois sujets seront à aborder avec l’enseignant: le fait que votre enfant est atteint de TDA/H, la manière de procéder qui a fait ses preuves à la maison et avec les enseignants précédents, et comment travailler/communiquer ensemble.

Faites confiance aux enseignants et à l’école.

N’accablez pas votre enfant de reproches si son bulletin n’est pas exemplaire. En lui disant qu’il fera mieux la prochaine fois, vous lui donnerez confiance en lui.

Ne le comparez pas à ses camarades d’école ou ses frères et sœurs, que ce soit dans un sens ou dans l’autre.

Pour bien assimiler les consignes

Pour pallier aux difficultés d’attention et à la sensibilité à l’interférence, nous recommandons aux adultes intervenant auprès du jeune de chercher son attention en l’interpellant par son nom, en disant « c’est important » ou en établissant un contact physique et visuel. Il importe également de s’assurer de ne donner qu’un minimum de consignes à la fois et de ne pas hésiter à séparer les longues consignes (verbales ou écrites) en petits segments. Autrement, les individus TDAH ont tendance à négliger une partie de la consigne, dévier ou l’oublier, sans le vouloir.

Retourner un jeune vers sa tâche

Lors des examens ou des travaux évalués, le jeune pourrait être retourné vers la tâche si elle est remise incomplète, ou si elle comporte des erreurs évidentes d’inattention ou si une partie du travail est oublié. L’enseignant pourrait vérifier la tâche et pister l’élève pour diminuer l’impact de son inattention sur les résultats ; il ne s’agit pas de donner la réponse, mais d’éviter d’évaluer l’attention plutôt que sa compréhension de la matière enseignée.

Prendre des pauses

Au niveau des tâches académiques, que ce soit en classe ou lors des périodes de devoirs à la maison, nous recommandons que les périodes de travail soient entrecoupées de pauses de 15 minutes (recharger ses ressources attentionnelles) et de toujours faire ou travailler une seule chose à la fois afin de faciliter l’attention dirigée.

Notes de cours

Les tâches exécutées simultanément à la divulgation de consignes ou d’informations verbales (par exemple la prise de note) peuvent présenter un défi. Nous recommandons que des options soient offertes à l’élève, afin de s’assurer d’avoir son attention. Des notes de cours complètes (p.ex., des consignes écrites ou des notes de cours déjà complétées pourraient lui être d’un grand support).

Tutorat

Le tutorat (offert par un parent, un orthopédagogue, un enseignant ou autre) visant l’organisation du temps pour les devoirs, les travaux à faire, le matériel à avoir en classe et la mise en place d’un système pour diminuer les oublis pourrait être pertinent, dans le cours de son cheminement scolaire.

Épurer l’espace de travail

En situation de travail, seul le matériel nécessaire à l’accomplissement de la tâche en cours devrait être disponible, les autres objets étant rangés ou même placés hors d’atteinte. Il convient également de ne laisser à la portée que le minimum et par conséquent, d’épurer le bureau, le coffre à crayon et le sac d’école.

Trucs et outils

Nous recommandons également la mise en place de trucs et d’outils favorisant la concentration, tels qu’une place privilégiée à l’avant de la classe, permettant à l’enseignant d’offrir plus de support au jeune et de réduire les distractions, un isoloir lors des travaux exigeant de la concentration, une horloge chronomètre visuel pour l’aider à se repérer dans le temps (comme un Time Timer par exemple pour les plus jeunes, ou un chronomètre pour les plus âgés), des coquilles antibruit ou des bouchons d’oreille lors des périodes de lecture ou d’examen et des balles de stress ou des produits de motricité de la main.

 

Fournir un tiers plus de temps

Il est indiqué de fournir un tiers de plus de temps à l’enfant qu’aux autres élèves pour rédiger ses travaux et compléter ses examens. Si le temps supplémentaire octroyé ne permet pas à l’élève de terminer dans les délais, un plan de travail allégé ainsi qu’une réduction de tâche pourraient être considérés. Il peut également être nécessaire de fournir à l’élève une pièce tranquille, en retrait des autres, pour rédiger ses examens afin d’améliorer sa capacité à se concentrer tâche.

Reformuler en d’autres termes

Afin de valider la compréhension du jeune lors de consignes ou de travaux, se fier à ses verbalisations demeure une stratégie incertaine ; les informations récemment enregistrées peuvent être répétées, grâce à la boucle articulatoire, sans vraiment être comprises. Il convient de lui demander plutôt de reformuler en d’autres termes, ce qui incite à la réflexion.

Support en orthopédagogie

Un support en orthopédagogie devrait être offert puisque le déficit d’attention conduit l’individu à être anormalement distrait, désorganisé et impulsif dans ses conduites, incluant les conduites d’apprentissages. Le besoin de soutien permettant de développer et de réinvestir des stratégies compensatoires est donc d’autant plus grand. Dans le même sens, une aide individuelle (via un service d’enseignement privé, une orthopédagogue ou autre) pourrait aussi permettra à l’élève de consolider les acquis, en étant plus mobilisé grâce au contexte “un à un”, et de retravailler les difficultés précisément.

Pour faire face aux multiples difficultés scolaires possibles

1- Pour l’enfant qui ne comprend pas toujours à quoi servent les opérations mathématiques, qui ne fait pas l’alignement adéquat des chiffres nécessaires à la réalisation d’un calcul arithmétique ou qui n’arrive pas à comprendre et à extrapoler l’information nécessaire à la réalisation d’un problème écrit et qui a également du mal à éliminer l’information superflue;

  • Avoir recours à la perception auditive pour décrire de façon détaillée les mots qui indiquent les différentes opérations numériques;
  • Demander à l’élève de mettre un chiffre dans une case d’une feuille quadrillée afin de bien aligner les chiffres pour que les points décimaux soient à la bonne place;
  •  Demander à l’élève d’utiliser sa calculatrice afin de vérifier l’exactitude de ses calculs arithmétiques;
  • Enseigner à l’élève des techniques orales de questionnement afin d’identifier le sens des mots d’un problème écrit;
  • Enseigner à l’élève à surligner les mots qui indiquent une opération mathématique dans un problème écrit;
  • Enseigner les définitions mathématiques de façon contextuelle;
  • Privilégier une approche répétitive et décomposer les tâches en petites étapes.

2- Pour l’enfant qui a du mal à développer des stratégies de compréhension de lecture; Enseigner à l’élève les stratégies suivantes :

  • Avant la lecture : Préciser son intention de lecture; Faire un survol du texte; Faire un rappel de ce qu’il sait déjà; Faire des prédictions;
  • Pendant la lecture : Établir des liens avec ce qu’il sait déjà; Créer des images dans sa tête;  Vérifier sa compréhension du texte;
  • Après la lecture : Réfléchir à sa façon de lire.

3- Pour l’enfant qui a de la difficulté à développer ses idées, à mettre ses idées sur papier et à organiser ses idées;

  • Enseigner l’utilité de l’arbre conceptuel pour développer ses idées;
  • Demander à l’élève de décrire ses idées à haute voix, soit à lui-même, à un pair ou à ses parents;
  • Enseigner à l’élève les étapes suivies par un rédacteur chevronné : Trouver l’idée, Faire une première ébauche, Se questionner, Déterminer si le contenu est définitif, Réviser le texte, Écrire la version finale.

4- Pour l’enfant qui a tendance à mettre l’accent sur les détails et a de la difficulté à voir l’ensemble et/ou a tendance à mettre l’accent sur les stimuli externes, ce qui le rend anxieux et distrait;

  • Enseigner des stratégies qui permettront à l’élève de rassembler ses idées lorsqu’il parle ou qu’il écrit;
  • Revoir verbalement chaque matin l’agenda afin que l’élève puisse avoir en tête l’horaire de sa journée;
  • Donner un avertissement 5 à 10 minutes avant chaque transition;
  • Éliminer le plus possible les stimulations visuelles sur les feuilles de travail;
  • Réduire le plus possible les questions sur les feuilles de travail;
  • Laisser de l’espace additionnel sur les feuilles de travail et les questionnaires d’examens;
  • Utiliser in langage verbal direct lorsqu’il d’agit d’enseigner des procédures complexes et la prise de notes.

5- Pour l’enfant qui a de la difficulté à former ses lettres et à écrire lisiblement;

  • Donner plus de temps à l’élève pour faire cette tâche ou réduire la quantité de texte à écrire;
  •  Permettre à l’élève de se reposer et d’écrire moins;
  •  Permettre à l’élève de recourir à la méthode d’écriture qui lui semble la plus facile et qui l’aide à obtenir les meilleurs résultats, qu’il s’agisse des lettres moulées ou cursives;
  • Utiliser le type de papier qui convient le mieux à l’élève. Par exemple, du papier à larges interlignes, dans le cas des élèves qui ont une grosse écriture, du papier quadrillé, dans le cas des élèves qui ont de la difficulté à faire des espacements.

6- Pour l’enfant qui a de la difficulté à s’organiser dans le temps, dans l’espace et avec son matériel scolaire;

  • Avoir régulièrement recours à un système d’organisation simple, par exemple : un cartable de chaque couleur pour chaque sujet, un agenda facilement accessible, indiquant les moments importants de la journée, deux fois par jour, demander à l’élève de résumer verbalement son emploi du temps.

7- Pour l’enfant plus jeune qui a de la difficulté à lire l’heure à partir d’une montre traditionnelle;

  • Encourager l’élève à utiliser une montre digitale.

8- Pour l’enfant qui manque de coordination;

  • S’assurer que le pupitre de l’élève est assez grand;
  •  Permettre à l’élève de se lever pour qu’il se sente à l’aise;
  •  Évaluer, à l’aide de tests standardisés, la motricité globale de l’élève;
  •  Déterminer les changements à faire dans l’aménagement physique du gymnase.

9- Pour l’enfant qui a de la difficulté à identifier ses propres émotions ou qui a de la difficulté à reconnaître les émotions chez les autres ou encore la régulation des émotions est affectée par un langage intériorisé déficitaire;

  • Enseigner la reconnaissance des émotions à l’aide de dessins;
  •  Avoir recours au mime, aux charades, à la télévision sans son afin de lui enseigner à reconnaître les émotions;
  • Encourager le dialogue interne afin de favoriser une prise de conscience des émotions vécues;
  • Avoir recours à l’autopsie sociale.
Comment étudier avec un TDA/H (version ADO)?

Comment étudier avec un TDA/H (version ADO)?

  1. Organise ton désordre!
  • Évite les piles
  • Opte pour un classement facile et clair (ex. duo-tang, pochettes avec classeurs, etc.)
  • Identifie un endroit qui te servira à classer tes documents (ex. un bureau de travail, une petite bibliothèque, etc.) et rassemble s’y tout le matériel nécessaire pour travailler (calculatrice, crayons, papier, dictionnaire, etc.)
  • Mets bien en vue ce qui doit être traité en priorité.
  • Applique le principe MUST : Manipuler en Un Seul Temps. Traiter immédiatement le document reçu soit en le classant ou en le jetant.

 

  1. Gère mieux ton temps
  • Procure-toi un agenda papier ou électronique (ou même un tableau du mois) et y inscrire les activités importantes à l’horaire (remise de travaux, rendez-vous médicaux, sorties, etc.) ET le consultez tous les jours.
  • Utilise différents codes de couleurs selon le type d’activité et leur degré d’importance (par exemple, rouge = prioritaire).
  • Organise ton horaire de la journée en fonction de ton énergie : le matin, fais les tâches qui demandent plus de concentration et fais le contraire en soirée.
  • Fais une tâche à la fois pour éviter de t’éparpiller.
  • Programme une alarme sonore pour te rappeler quand terminer une tâche ou la terminer

 

  1. Établie tes priorités
  • Fais une liste de tâches à accomplir pendant ta semaine.
  • Établis un échéancier.
  • Sépare cette liste en deux catégories : études vs tâches personnelles.
  • Affiche cette liste à différents endroits visibles chez toi ET Révise-là régulièrement.
  • Emploie un système de cotation pour prioriser tes tâches (A= urgent et important, B= urgent et C=peut attendre).
  • Raye les tâches accomplies au fur et à mesure.

 

  1. Maintiens ton attention
  • Assis-toi en avant en classe
  • Prends des notes
  • Pose des questions pour demeurer actif et maintenir ton attention
  • Inscris un crochet sur une feuille chaque fois que tu pars dans la lune. Tu prendras plus conscience de tes moments d’absence et ça t’aidera à reprendre le fil du cours.

 

  1. Rends tes périodes d’étude et de lecture plus efficaces
  • Choisis un lieu qui maximisera ton efficacité. Par exemple, un lieu tranquille sans distractions comme la bibliothèque.
  • Évalue tes distractions habituelles, comme les courriels, les réseaux sociaux, la télévision, et tente de les limiter.
  • Utilise des écouteurs ou autres bruits neutres afin de réduire les autres bruits sonores.
  • Planifie des courtes mais fréquentes périodes d’études.
  • Alterne les tâches qui exigent une grande attention.
  • Divise une tâche complexe ou plus longue et détermine un échéancier.
  • Fixe-toi des objectifs précis avant de commercer une période d’étude ou de lecture.
  • Adopte une lecture active pendant tes lectures comme par exemple surligner les passages importants ou les annoter avec un stylo.
  • Résume tes lectures avec des mots-clés ou fais-les à voix haute.
  • Dresse une liste de questions à poser à ton enseignant.

 

  1. Essaie (et adopte) la technique POMODORO
  • Cette technique vise à favoriser l’autodiscipline. Tu as besoin d’une minuterie, d’un crayon et d’une feuille de papier pour l’appliquer.
  • Règle ta minuterie à 25 minutes (la durée moyenne pendant laquelle le cerveau peut se concentrer efficacement sur une même tâche).
  • Commence à travailler sur une tâche et lorsqu’une distraction surgit, comme par exemple répondre à un courriel, écris-la sur une feuille. Essaie aussi de résister de lever la tête au moindre bruit.
  • Lorsque la minuterie sonne, prends une pause de trois à cinq minutes (respire profondément, étire-toi, bouge).
  • Après quatre périodes de POMODORO, fais une pause plus longue de 15 à 30 minutes.
  • À la fin, consulte ta liste de distractions et évalue leur importance. Exécute les primordiales maintenant et mets les autres sur ta liste de tâches à compléter

 

  1. Prépare-toi mieux aux examens
  • Rédiger des aide-mémoires pour chaque cours sous forme de fiches.
  • Utiliser à la fois l’oral et l’écrit facilite la mémorisation.
  • Pendant les examens, utilise des bouchons pour les oreilles.
  • Prends de grandes respirations pour mieux contrôler ton stress.
  • Assure-toi de bien lire les consignes en surlignant les mots-clés de la question.

Source : Document www.aide.ulaval.ca

Gérer les devoirs (version enfant)

Gérer les devoirs (version enfant)

L’heure des devoirs demeure souvent un moment critique pour observer autant de signes d’inattention que ceux de désorganisation. Voici de petits trucs pour maximiser cette période que redoutent parfois autant les parents que les enfants.

 

– Permettez à votre enfant de souffler au retour de l’école, de reprendre des forces à la fois psychiques et physiques en prévoyant une demi-heure de repos pendant laquelle il prendra une collation par exemple.

Aménagez un endroit spécial pour les devoirs (bien éclairé, bien équipé et tranquille).

Soyez disponible à l’heure des devoirs.

Félicitez et encouragez les efforts accomplis.

Prévoyez à l’avance la durée qui sera consacrée à l’étude.

– Tenez compte des capacités de concentration de votre enfant en ne lui demandant pas l’impossible.

– Lors des devoirs, commencez par le plus difficile ou le plus urgent. Terminez par ce qui est le plus facile ou le plus intéressant.

– Faites répéter à votre enfant les leçons à voix haute. Cela pourra l’aider à mieux mémoriser.

– Faites souligner ou encadrer les leçons avec des crayons de couleurs différentes. Cette technique pourra aider votre enfant à retrouver les points importants de ses leçons.

Posez des questions à votre enfant et apprenez-lui à en poser.

– Aidez votre enfant à faire des résumés de ses leçons afin de l’aider à faire la différence entre l’essentiel et les détails.

– Laissez-le reprendre ses leçons avec ses mots; cela lui permettra de vérifier ses connaissances.

Inventez des exemples.

Montrez à votre enfant les liens entre ce qu’il apprend et la vie.

Incitez votre enfant à demander de l’aide auprès d’autres élèves, de vous, de son enseignant quand cela s’avère nécessaire.

Responsabilisez votre enfant en ne faisant pas ses devoirs à sa place.

Faites appel aux services offerts par l’école comme par exemple l’étude dirigée.

– En situation de travail, seul le matériel nécessaire à l’accomplissement de la tâche en cours devrait être disponible, les autres objets étant rangés ou même placés hors d’atteinte.

– La mise en place de trucs et d’outils favorisant la concentration, tels qu’une horloge chronomètre visuel pour l’aider à se repérer dans le temps (comme un Time Timer par exemple pour les plus jeunes, ou un chronomètre pour les plus âgés), des coquilles antibruit ou des bouchons d’oreille lors des périodes de lecture et des balles de stress ou des produits de motricité de la main.

L'Anxiété

L’Anxiété

Largement répandue dans la population, et l’un des motifs de consultation les plus fréquents, l’anxiété se traduit de différentes manières, dont des peurs non-justifiées ou encore un stress handicapant, sans parler de tous les symptômes physiques et psychologiques s’y rattachant. Non traitée, elle peut nuire à l’estime personnelle de celui qui la vit et miner ses relations sociales et professionnelles. La présente fiche est inspirée du livre «L’anxiété La boîte à outils (stratégies et techniques pour gérer l’anxiété)», publié aux Éditions de Mortagne par Ariane Hébert, dans lequel figurent davantage de trucs et astuces.

Les peurs normales

  • Pour que l’on parle de trouble, les symptômes et manifestations de l’anxiété doivent entraîner nécessairement un dérangement du fonctionnement quotidien. Le tableau suivant présente des peurs qui sont normales observées à différents âges. Elles font partie du développement normal de l’enfant, mais ne devraient pas être banalisées pour autant selon le niveau de détresse qui est vécu par celui-ci.
ÂgePeur normale
PouponBruits forts, mouvements rapides
À partir de 6 moisÉtrangers, personnes nouvelles
Vers 18 moisNoir, être laissé seul, animaux, bestioles
Vers 4-5 ansNoir, animaux ou bestioles non familiers et créatures imaginaires
Vers 7-8 ans jusqu’à l’adolescenceNoir, phénomènes naturels, mort
Vers 11-12 ans jusqu’à l’adolescencePeur du jugement, du ridicule, de l’échec

Les troubles anxieux

  • L’anxiété peut se présenter sous différentes formes que voici.
Troubles anxieuxDescriptif
Trouble panique (TP)Inquiétudes à propos des conséquences ou des effets possibles des attaques de panique qui surviennent souvent sans crier gare et se vivent douloureusement.
AgoraphobiePeur de vivre une situation où il serait difficile de trouver du secours ou de s’échapper en cas de crise de panique ou de symptômes embarrassants ou handicapants.
Trouble d’anxiété sociale (TAS)Appréhension excessive d’être observé ou au centre de l’attention et d’agir de façon embarrassante ou, pire, humiliante.
Phobie spécifiquePeur excessive ou persistante à l’égard d’une situation ou d’un objet, lesquels sont fuis ou affrontés avec une grande détresse.
Trouble anxiété généralisée (TAG)Présence d’inquiétudes démesurées et très difficiles à contrôler à propos d’une multitude d’événements.
Trouble d’anxiété de séparationLa crainte d’être séparé des personnes auxquelles l’individu est attaché. Cette crainte trouve naissance dans l’idée qu’un malheur pourrait survenir et que, la séparation serait permanente et définitive.
Mutisme sélectifL’incapacité pour l’enfant à parler dans certaines situations sociales, alors qu’il parvient à le faire dans d’autres.
Trouble de stress post-traumatique (TSPT)Découle d’un événement ayant causé la mort d’autrui ou des blessures graves, ou ayant tout au moins présenté un grand risque pour la vie ou l’intégrité physique.
Trouble obsessionnel compulsif (TOC)Comporte deux volets : l’obsession, qui est caractérisée par des pensées récurrentes qui s’imposent à l’esprit de l’individu et entrainent une détresse, et les compulsions, qui sont des actes répétitifs et inflexibles que l’individu applique selon un besoin urgent afin de faire diminuer l’anxiété.

La faute à qui?

Les éléments qui occasionnent de l’anxiété varient d’une personne à l’autre. Mais, plusieurs facteurs favorisent leur apparition.

  • La génétique: Comme pour la majorité des troubles de santé mentale, plusieurs gènes paraissent contribuer à rendre un individu sensible à l’anxiété et c’est leur interaction qui fragiliserait certaines personnes. L’interaction de ces gènes se limiterait toutefois à prédisposer une personne aux troubles anxieux et non pas à la rendre systématiquement anxieuse.
  • Le sommeil: Il existe un lien scientifique établi entre la privatisation de sommeil et l’hyperréactivité émotionnelle, ce qui chez les adultes accroit les symptômes anxieux en augmentant de manière significative l’activité d’anticipation dans le cerveau. Sans compter que le manque de sommeil diminue parallèlement la capacité à porter un jugement critique et ce, par conséquent, à recadrer ses propres pensées et à se raisonner soi-même.
  • L’alimentation: Certains aliments entrainent une activation physique comparable à des symptômes anxieux. C’est le cas notamment de la caféine et du sucre, qui sont des stimulants pour le cerveau et l’organisme. Du côté des enfants, on pense aux céréales sucrées, aux tartinades de caramel ou chocolat, et aux boissons gazeuses ou dites « énergisantes »pour les ados. Par ailleurs, les carences alimentaires ont aussi un lien avec différents troubles de l’humeur.
  • Par apprentissage: L’anxiété peut naître chez un individu parce qu’il fait l’expérience directe d’une situation où le danger est présent et qu’il a peur. Inscrite dans ses souvenirs, il peut toujours anticiper une situation semblable qui fait monter son niveau d’anxiété.
  • La personnalité: L’anxiété peut être due à la personnalité même de l’individu. Une tendance à être négatif ou pessimiste dans sa façon d’appréhender le monde et de percevoir les événements prédispose à vivre des symptômes anxieux. Un manque de confiance en soi est aussi un trait directement lié à l’anxiété.
  • Les relations interpersonnelles: Les causes de l’anxiété peuvent être d’ordre relationnel, c’est-à-dire qu’elles se situent dans les interactions entre l’enfant et les personnes de son entourage, ou sont exacerbées par elles.
  • Le style d’éducation: Un style trop rigide et autoritaire peut faire en sorte que si l’enfant a l’impression que ses opinions, désirs et volontés ne sont pas entendus, qu’il n’a pas de pouvoir sur le sort qu’il subit et qu’il ne peut rien changer à la façon dont se déroulent les choses, il pourra se sentir frustré, mais également inquiet, puisque ce qui sera choisi pour lui ne correspondra peut-être pas à ce dont il aurait besoin ou ce qu’il aurait souhaité. Au contraire, un style trop souple, imprévisible, sans règles ni encadrement peut aussi avoir des impacts majeurs sur l’anxiété. La surprotection n’est pas non plus la solution.
  • Une situation économique précaire et le milieu de vie, soit l’environnement physique dans lequel évolue l’individu peuvent aussi favoriser l’apparition de symptômes anxieux.

Éliminer l’anxiété et prévenir

L’anxiété ne se résorbe pas seule et il est primordial d’intervenir rapidement, avant que les symptômes ne prennent de l’ampleur, ne se cristallisent ou ne donnent naissance à d’autres difficultés. Sans contredit, vaincre l’anxiété demande des efforts, de l’assiduité et de la persévérance. Les techniques, méthodes et stratégies fonctionnent, mais pour fonctionner, elles doivent être acquises, exercées, appliquées, réinvesties et revisitées plusieurs fois.

  • Nourrir l’estime personnelle
  • La connaissance de soi
  • Se fixer des objectifs
  • Le sentiment d’appartenance
  • La bienveillance
  • L’affirmation de soi
  • La prévisibilité
  • Le contrôle
  • Développer les habiletés sociales
  • Confronter ses pensées

Pour aider un enfant anxieux

  • Demander à l’enfant de définir les sensations physiques qu’il ressent lorsqu’il est en proie à l’anxiété.
  • L’amener à apprivoiser ces sensations.
  • Adopter des techniques de relaxation, comme la respiration lente et profonde, la contraction musculaire et le lieu rassurant.
  • Questionner l’enfant sur ses réflexions et pensées anxieuses pour l’amener à dépasser sa première idée. Puis, confronter ses pensées pour diminuer son niveau de certitude.
  • Développer des pensées aidantes en remplaçant les pensées-écrans par des paroles encourageantes (je n’y arriverai jamais deviendra je progresse lentement, mais je progresse).
  • Reconnaître ses comportements en l’interrogeant sur ses façons de faire face à la nervosité et l’anxiété, les moyens qu’il prend pour se calmer, ce qui le rassure, etc.
  • Inciter à l’exposition : l’exposition graduelle, prolongée et répétitive est la clé.
  • S’exposer : Planifier l’exposition et y aller petit à petit avec la méthode des petits pas ou de l’escalier, en y allant de la situation la moins menaçante à la plus difficile.

Il est tout à fait normal de vivre de l’anxiété. Cependant, si le jeune semble en détresse importante, c’est-à-dire qu’il vit des émotions négatives, fréquentes ou constantes, qu’il fonctionne difficilement sur le plan familial, social ou académique, ou encore que vous estimez être trop peu outillé pour lui venir en aide et avez besoin vous-même d’être rassuré sur son état, c’est le moment de consulter.

La douance

La douance

La douance est un sujet encore méconnu au Québec et selon la définition utilisée, elle toucherait près de 2% de la population et se réfèrerait à un individu dont le quotient intellectuel (QI) est de 130 ou plus même si elle ne se restreint pas uniquement au QI. La douance intègre aussi la créativité, les talents artistiques, et les aptitudes interpersonnelles. Les personnes douées auraient aussi de meilleures capacités de raisonnement, de compréhension d’idées complexes, de résolution de problèmes, de planification, une pensée potentiellement plus abstraite ainsi qu’un apprentissage par expérience plus rapide. Présentement, il y a une vague importante de réouverture à la douance au Québec. Toutefois, les services octroyés aux enfants doués sont inégaux à travers les différentes commissions scolaires. Voici quelques références et points de repère pour vous orienter une fois que votre enfant aura obtenu un diagnostic de douance.

À l’école (pour les parents)

(Source : magazine Psychologie Québec, vol. 34, no 3, septembre 2017)

  • Contactez l’enseignant de votre enfant et faites-lui part de son diagnostic, puisqu’il y a peu de chance que le rythme et la forme d’apprentissage proposés en classe soient adaptés au sien. Votre enfant pourrait ainsi sombrer dans l’ennui, qui se manifesterait par des rêveries, de l’agitation ou du désintéressement. Son enseignant pourra donc vous orienter sur les initiatives mises en place à la commission scolaire en matière de douance. Si rien de concret n’est offert aux enfants doués, discutez de différentes options avec l’enseignant, telles que la différenciation scolaire, l’accélération, l’approfondissement et l’enrichissement.
  • Il est bon de savoir que les enfants doués aiment qu’un sens soit donné à leur apprentissage. Ils travailleront ainsi volontiers sur des exercices qu’ils perçoivent comme étant pertinents vers l’accomplissement d’un but quelconque. Par exemple, accomplir un projet qui dure quelques mois et qui englobe plusieurs objectifs d’apprentissage au lieu d’une série d’exercices distincts les uns des autres.
  • Aussi, les enfants doués apprennent mieux en répétant moins. La répétition d’exercices et de travaux peut mener à un désintérêt pour le travail scolaire, des erreurs d’inattention, du travail de pauvre qualité et éventuellement un risque de décrochage.
  • Les experts s’entendent sur le fait qu’en matière de douance, il est important d’individualiser les interventions selon les besoins de l’enfant et des ressources de l’école. En ce sens, la mise en place d’un plan d’intervention pour chaque élève doué permet d’assurer la communication entre les professionnels impliqués d’une année à l’autre, d’ajuster le programme de l’élève en fonction des éléments positifs versus ceux moins gagnants, de s’assurer que les services continuent d’être offerts à mesure que l’enfant chemine dans le système scolaire et d’éviter la répétition des apprentissages.

 

À l’école (pour l’enseignant)

(Source : Winebrenner, S. Enseigner aux enfants doués en classe régulière, Chenelière éducation, Montréal, 2008.)

  • Pour progresser de ce qu’ils savent vers ce qu’ils ne savent pas encore, les enfants doués ont besoin de compactage et de différenciation. Le compactage implique de condenser l’équivalent d’un trimestre ou d’une année d’études sur une période de temps plus courte. La différenciation implique quant à elle de donner aux enfants doués des tâches et des activités différentes de celles de leurs camarades de classe, soit des tâches qui leur apportent des connaissances vraiment nouvelles.
  • Pour compacter le programme, il faudra déterminer les compétences de certains élèves et reconnaître pleinement ce qu’ils savent déjà. Ensuite, il faudra leur laisser décider comment utiliser leur « temps réservé » afin que cela ne devienne pas un poids pour eux, pour leurs camarades ou pour vous. Mais attention, n’appelez pas ce temps du « temps libre », car vous inquiéterez les parents et d’administration de l’établissement. Pour un compactage réussi, déterminez les objectifs et les niveaux ressortissant à tous les élèves. Offrez la possibilité d’un test préalable à des volontaires qui pensent avoir déjà maîtrisé les contenus ou prévoyez un autre plan de cours pour les élèves qui peuvent apprendre les éléments requis plus vite que les autres. Prévoyez et proposez un programme enrichi pour les enfants qui bénéficient du compactage. Supprimez les entraînements, les révisions, les exercices de préparation aux tests standards chez les élèves qui maîtrisent déjà les sujets. Documentez les activités de compactage des élèves.
  • La lecture pour les élèves doués: le programme de lecture le mieux adapté aux élèves doués est un programme qui leur permet de lire, de discuter, d’analyser et d’écrire sur des thèmes qui les intéressent vraiment et les exempte d’exercices sur des techniques qu’ils maîtrisent déjà. Ce programme proposera aux élèves d’inclure une variété de formes : prose, poésie, biographie et ouvrages de vulgarisation, suscitera de multiples interprétations et des points de vue différents, contiendra des niveaux de langage variés (familier, courant, recherché, etc.), présentera des problèmes à résoudre pour les lecteurs et aura un lien avec la vie et l’expérience des lecteurs.
  • L’écriture pour les élèves doués : Les élèves qui savent très bien écrire ont besoin de différenciation et de compactage dans leurs travaux rédactionnels. Plusieurs élèves doués écrivent des pièces, des poèmes ou des livres à la maison. Interrogez leurs parents sur ces projets d’écriture et proposez à ces élèves de mener à bien un projet du genre en classe en y travaillant chaque fois qu’ils ont racheté du temps. D’autres activités d’écriture ludiques sont suggérées pour les élèves doués et vous permettraient de reprendre des exercices que vous avez utilisé précédemment, telles que réécrire l’histoire du point de vue d’un autre personnage, rédiger des essais avec des points de vue opposés, décrire une œuvre d’art, prendre contact avec un écrivain au choix et faire un compte rendu de l’entretien, etc.
  • Quand les élèves doués terminent rapidement une activité : Les élèves doués finissent souvent leurs travaux avant le reste du groupe. Pour un enseignement, cela peut être problématique ou angoissant, mais leur donner plus d’exercices à compléter n’est pas la solution. Ces élèves ne souhaitent pas être surchargés, mais veulent surtout du temps pour faire ce qui les intéresse sans avoir à rendre compte de leur travail de façon formelle ou suivre à la lettre un plan de l’enseignant. Favoriser un apprentissage autonome tel que l’élaboration d’un travail personnel de recherche et de documentation pourra transformer et enrichir la façon de penser et d’apprendre des enfants doués. Ils en sont capables et peuvent s’organiser et travailler de façon très sérieuse en dépassant la simple consultation d’une encyclopédie ou d’un dictionnaire.

À la maison

(source : Siaud-Facchim. J., L’enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir. Éditions Odile Jacob, France, 2012).

Chez les parents d’enfants doués, une problématique revient souvent à la maison : la gestion des crises. Un plus grand nombre de données sensorielles sont traitées dans un temps significativement plus court. Ses émotions en deviennent elles-aussi exacerbées. L’enfant doué réagit à la moindre variation de son environnement et avec une intensité qui peut parfois paraître excessive.

  • Pour aider un enfant doué à décompresser, lui offrir un coin calme à la maison où il pourra se retrouver seul, justement pour reprendre ses esprits, en relaxant ou se défoulant. Opter pour une lumière tamisée et des outils sensoriels comme un lézard lourd par exemple.
  • L’ergothérapie et la massothérapie peuvent s’avérer bénéfique aux enfants doués qui ont besoin de travailler leur hypersensibilité. À la maison, les pressions lourdes pourraient aussi s’avérer apaisantes.
  • Apprendre à son enfant à nommer ses émotions et les reconnaître peut l’apaiser lorsqu’il sent la colère monter en lui.
Gérer l'impulsivité et l'opposition

Gérer l’impulsivité et l’opposition

L’enfant impulsif manque de retenue à plusieurs égards, parle trop et sans filtre, coupe la parole et réagit instinctivement. Ses réactions et sentiments n’ont pas de zone grise et il passe d’un extrême à l’autre en une fraction de seconde, avant même parfois que son entourage ait pu récupérer un déclencheur. Il parvient souvent mal à discerner les petits irritants des grandes provocations et accorde autant d’importance à des événements banals qu’à des événements hautement importants. Son impulsivité l’empêche d’accéder à son répertoire de solutions connues et ses réactions sont fréquemment exagérées.

L’importance de la routine

La routine et les horaires définis sont aussi indispensables dans l’éducation d’un enfant atteint de TDA/H. En créant des routines pour votre enfant et en les renforçant, vous l’aidez à améliorer son contrôle interne.

Établissez vos limites

Un enfant atteint de TDA/H cherche à savoir exactement quelles sont ses limites jusqu’à ce qu’il les ait trouvées. Il a donc besoin de règles de conduite claires, constantes et bien définies. Celles-ci lui servent de points de repère pour s’organiser et s’orienter dans sa vie et lui donnent un sentiment de sécurité.

– Déterminez une quantité limitée de règles. Elles doivent être adaptées à l’âge, aux besoins et aux capacités de votre enfant.

– Elles doivent être très claires afin que votre enfant sache exactement ce que vous attendez de lui. Il pourra ainsi distinguer sans hésitation ce qui est permis de ce qui ne l’est pas.

– Les parents doivent faire équipe et imposer les mêmes règles.

Donnez la priorité aux comportements les plus importants ou les plus dérangeants et ignorez les autres afin de ne pas donner à votre enfant l’impression qu’il ne fait jamais rien de bon.

Faites ce que vous dites et dites ce que vous faites. C’est sur cette base que votre enfant vous fera confiance.

 

Soyez proactif, anticipez les changements dans la routine

L’enfant atteint de TDA/H est extrêmement sensible aux changements et aux stimulations de tout ordre (bruit, stress, joie, etc.). Il réagit de manière intense à tout ce qui est nouveau et dispose d’une faible capacité de contrôle interne. Il est donc important de prévenir ses réactions.

Prévenez-le lorsqu’un changement doit intervenir dans son emploi du temps.

Diminuez la présence d’éléments déclenchant l’excitation tels que les cris, la cacophonie ou les bruits inutiles, etc.

Soyez réaliste, modifiez vos attentes

Le TDA/H n’est en aucun cas une raison de mal se comporter ou une excuse à tous les débordements. Toutefois, comprendre et accepter le fait que votre enfant agit et réagit différemment de ses frères et sœurs, ou d’autres enfants de son âge, vous aidera à adapter vos attentes et à mieux percevoir ses réussites.

Fixez vos priorités

Pour que votre quotidien ne devienne pas une lutte constante avec votre enfant, il est important que vous fixiez vos priorités. Pour choisir vos combats, il faut vous demander quelles sont les choses importantes auxquelles vous tenez sans compromis possible. Ce sera sans doute ce qui concerne la santé, la sécurité, les valeurs importantes que vous voulez transmettre à votre enfant et le bien-être de votre famille.

 

Utilisez des récompenses et des sanctions immédiates

Les encouragements sont les plus puissantes des motivations. Vous devez être prêt et attentif à féliciter votre enfant le plus souvent possible. Même petites, les récompenses sont toujours plus efficaces si elles ne sont pas différées. Promettre lundi une récompense pour le week-end n’est pas judicieux. De nombreux problèmes seront intervenus d’ici-là qui remettront en question ladite récompense. Ceci s’applique aussi aux sanctions. Priver votre enfant de football le samedi suivant est nettement moins efficace que lui imposer un temps de retour au calme immédiat ou lui ôter un privilège pour le soir même.

Ayez des paroles positives

Si votre enfant prend conscience que vous prêtez systématiquement attention à lui quand il a un comportement indésirable, il sera poussé à continuer, car ce sera pour lui une manière efficace d’obtenir votre attention. Certains enfants font le choix de ce mode relationnel car ils s’aperçoivent très tôt que les comportements de désobéissance suscitent davantage d’attention de leurs parents. Dire bonjour à la dame n’est pas forcément suivi de récompense alors que traverser la rue sans regarder attire immédiatement réaction et sanction. N’oubliez pas qu’il faut environ 5 messages positifs pour contrecarrer un commentaire négatif! Les enfants TDA/H sont bombardés toute la journée de remarques négatives, cela vous laisse apprécier l’importance qu’il y a à les valoriser dans leurs comportements positifs. De façon générale, les récompenses et les mesures incitatives sont ce qu’il y a de mieux pour l’aider à apprendre ce que vous attendez de lui. Lorsqu’il s’est bien comporté lors d’une visite, pensez à le féliciter, dites-lui à quel point vous êtes fier de lui.

Ignorez les provocations

Les enfants TDA/H savent mettre leurs parents hors d’eux. Si certains comportements vous insupportent, il y a fort à parier que votre enfant le sait et qu’il en abuse quand bon lui semble. Il est donc sage de ne pas entrer dans son jeu et d’éviter la confrontation, qui risque de se terminer en conflit.

 

L’opposition

L’enfant TDA/H est parfois très opposant. Cela peut être de manière active mais aussi passive. Certains vont défier l’autorité, argumenter, insulter, hurler, donner des coups… D’autres vont sembler soumis oubliant continuellement de faire ce qui leur est demandé.

  • Prendre le temps d’observer votre enfant. Il faut remarquer à quels moments se présentent les comportements d’opposition. Essayez de comprendre ce qui se passe, ce que votre enfant ressent, ce que son comportement signifie.
  • Prendre le temps d’observer votre façon de réagir. En faisant attention à votre façon d’agir et de dire les choses, vous pourrez prévenir les crises d’opposition que vous déclenchez.
  • Prendre le temps de vivre des moments agréables avec votre enfant. Ces moments peuvent lui manquer et les comportements d’opposition être un moyen de vous dire « occupe-toi de moi! ».
  • Faire attention à la façon dont vous faites vos demandes.
  • Dites non clairement et fermement. N’apportez pas d’explications particulières car expliquer donne prise à la négociation. Ce qu’il faut absolument éviter: les refus mous du genre « pas maintenant mais peut-être plus tard », les fausses excuses, laisser croire que ce sont les circonstances extérieures qui empêchent votre enfant d’avoir ce qu’il veut et non votre volonté.
  • Utiliser la « pause ». La pause est un temps d’arrêt obligatoire où votre enfant doit se calmer et réfléchir au lieu de continuer à se désorganiser ou à s’opposer. Quand vous faites clairement une demande à votre enfant et qu’il n’écoute pas, au bout de quelques secondes d’attente, répétez votre demande en lui disant qu’il devra s’asseoir durant un temps déterminé pour réfléchir à ce qui se passe, parce qu’il ne fait pas ce que vous lui avez demandé. S’il n’écoute toujours pas au bout de quelques secondes, amenez-le doucement mais fermement sur la chaise. Il n’a pas le choix, il doit s’asseoir. Utilisez un minuteur. Dites-lui clairement combien de temps il doit rester assis et pourquoi. Le temps de la pause dépend de l’âge et de la gravité de l’opposition. Il est suggéré de donner 1 à 2 minutes par année d’âge. Par exemple, la pause durera entre 7 et 14 minutes pour un enfant de 7 ans. Au bout de ce laps de temps, demandez-lui s’il est prêt à faire ce que vous lui demandez. Il doit répondre oui. Sinon, vous remettez la minuterie en marche pour la même durée.
  • Une autre manière de faire une pause est la méthode ‘1-2-3’. Comptez jusqu’à 3: Levez 1 doigt: « ça, c’est 1 » Levez 2 doigts: « ça, c’est 2 » Levez 3 doigts: « ça, c’est 3; tu prends une pause de 5 minutes ». Expliquez préalablement ce nouveau système à votre enfant: « Quand tu as un comportement que tu dois arrêter, c’est le décompte, une sorte d’avertissement qui te dit clairement qu’il faut arrêter ce comportement. Tu auras deux chances d’arrêter. A 3, tu devras faire un temps d’arrêt dans ta chambre sans sortir. Quand tu reviendras de cette pause, ce sera fini, on n’en reparlera plus. Si ton comportement est plus grave (frapper quelqu’un ou crier des injures), ce sera alors automatiquement un 3 suivi d’un temps d’arrêt. » Il arrive que la période de pause se prolonge plus d’une heure les premières fois. Soyez très persévérant. Si vous cédez, votre enfant saura qu’il peut arriver à vous faire changer d’idée en continuant à s’opposer.
Médication et hygiène de vie

Médication et hygiène de vie

Le traitement du TDA/H fait partie d’un tout et doit être envisagé selon trois sphères indispensables et indissociables; l’intervention proactive (dans les milieux ou sous forme de psychothérapie), l’hygiène de vie (le sommeil, l’exercice et l’alimentation) ainsi que le support pharmacologique. Cette fiche vous guidera donc en ce qui a trait à ces deux derniers aspects.

 

Prenez un rendez-vous pour un examen médical

  • Communiquez avec le médecin de famille (ou pédiatre) de votre enfant pour un suivi. Si l’enfant n’a pas de médecin de famille, inscrivez-le sans tarder sur la liste d’attente au http://sante.gouv.qc.ca/programmes-et-mesures-daide/inscription-aupres-d-un-medecin-de-famille
  • Ce professionnel de la santé sera en mesure de vous orienter vers une aide pharmacologique appropriée, laquelle devra sans doute être ajustée afin de répondre aux besoins de votre enfant. C’est le médecin qui prescrit la médication.

La médication

  • Les médicaments utilisés pour traiter le TDAH sont efficaces. En voici quelques-uns : les agents non stimulants comme l’atomoxétine (StratteraMD), les agents stimulants comme le méthylphénidate (RitalinMD, RitalinMD SR, ConcertaMD, Biphentin, médicaments génériques), la dextroamphétamine (DexedrineMD, Dexedrine SpansuleMD) et les sels mixtes d’amphétamine (Adderall XRMD). Les médicaments pour traiter le TDAH sont comme des lunettes. Ils ne fonctionnent que si vous les utilisez. Par conséquent, ces médicaments doivent être pris selon les indications du médecin.
  • Il convient de garder à l’esprit que les médicaments ne devraient jamais être considérés comme des outils pour augmenter la performance de l’enfant ou apaiser son entourage. Ils demeurent avant tout un moyen (parmi d’autres) d’augmenter la qualité de vie du jeune et sa capacité à réinvestir les stratégies enseignées. Ils ne remplacent donc pas les interventions éducatives et ne devraient pas être envisagés comme une solution unique.
  • Il est aussi bon de savoir que la médication n’est pas non plus une « pilule magique ». Tel que mentionné plus haut, il est possible que des ajustements soient faits à la suite d’une première prescription, que ce soit au niveau de la dose ou de la sorte de médicament.
  • Aussi, plusieurs effets secondaires peuvent se manifester chez votre enfant à la suite d’une première prise de médication, tels que la baisse d’appétit, les maux de tête, les difficultés d’endormissement ou encore une sécheresse de la bouche. Ces effets peuvent disparaitre ou persister, il faudra alors déterminer si le bénéfice de la prise de la médication est plus grand ou pas que ces inconvénients.
  • Pourquoi certains enfants et adultes répondent à la médication et d’autres pas? Environ 80 % des gens répondent de façon positive, parfois même spectaculaire, aux psychostimulants. Les 20 % restants ne retirent aucun bienfait de ce type de médicaments ou ressentent des effets secondaires qui les obligent à interrompre la médication. Lorsque l’action de ces psychostimulants sera mieux comprise, les experts seront à même de mieux les prescrire. (Dans certains cas, d’autres médicaments peuvent s’avérer plus bénéfiques). -Ridha Joober, M.D., Ph.D. et Natalie Grizenko, M.D., 2008
  • Les enfants atteints du TDAH doivent-ils prendre des médicaments toute leur vie? Certains devront en prendre toute leur vie si le TDAH continue jusqu’à l’âge adulte et a un impact majeur sur leur fonctionnement. De plus en plus d’adultes prennent des médicaments pour traiter le TDAH. Dans d’autres cas, la médication n’est plus nécessaire après un certain nombre d’années, particulièrement lorsque les enfants sont rendus au secondaire, car ils ne ressentent plus le besoin de prendre des médicaments. -Ridha Joober, M.D., Ph.D., École Mini Psy 2010
  • Pourquoi donne-t-on un stimulant à une personne hyperactive? Le terme «stimulant» est probablement inadéquat pour ces médicaments-là. On les a appelés des psychostimulants parce que lorsqu’on les donne aux rats, on voit qu’ils se mettent à bouger énormément. Par contre, chez les êtres humains, ces médicaments augmentent la concentration de manière remarquable. Ils améliorent l’attention, la concentration et ne provoquent pas d’hyperactivité. Le terme « psychostimulant » n’est pas un terme approprié. Ce sont des médicaments visant à accroître la concentration et l’attention.-Ridha Joober, M.D., Ph.D., École Mini Psy 2010

 

Favoriser une bonne hygiène de vie

  • Intégrer des heures d’activité physique dans le quotidien de l’enfant. La pratique d’une activité physique régulière qui donne une structure, focalise l’attention et est source de valorisation doit nécessairement être incluse au quotidien; les recherches démontrent d’ailleurs que les capacités attentionnelles sont supérieures lorsque les tâches sont précédées d’activités physiques.
  • Mettre en place une bonne routine à la maison (voir la fiche sur l’attention à la maison) et une alimentation équilibrée exempte de caféine et de sucre raffiné par exemple sont recommandées.
  • Des heures de sommeil suffisantes font aussi partie d’une saine hygiène de vie. Des études ont montré que le manque de sommeil affaiblit la capacité des élèves à gérer leurs émotions. D’autres encore ont constaté que les jeunes qui ont des problèmes de sommeil sont plus enclins aux troubles de l’humeur et à la dépression. L’attention peut être affectée de diverses façons lorsque les enfants manquent de sommeil. À cet effet, voici un tableau qui vous donnera un aperçu de la moyenne d’heures de sommeil nécessaire selon l’âge de votre enfant.
 Groupe d’âge            Âge                   Nombre moyen d’heures de sommeil nécessaires par 24 heuresNombre moyen de siestes nécessaires par 24 heures
 Nouveau-né 0-3 mois 14-17 3-10
 Nourrisson 4-11 mois 12-15 1-4
 Bébé 1-2 ans 11-14 1-2
 Âge préscolaire 3-5 ans 10-13 0-1
 Âge scolaire 6-13 ans 9-11 0*
 Adolescent 14-17 ans 8-10 0*
Jeunes adultes                 18-25 ans 7-9 0*
 Adultes 26-64 ans 7-9 0*

Source : Tableau adapté par l’Institut Douglas du National Sleep Fondation

Le TDA/H en classe (ressources pour les enseignants)

Le TDA/H en classe (ressources pour les enseignants)

Cette fiche est destinée aux enseignants à la recherche de solutions et d’astuces pour favoriser un climat de travail harmonieux au quotidien. À travers l’énumération de différents trucs, que vous choisirez ou non de mettre en application en fonction de votre réalité et environnement, les élèves présentant un TDA/H et les autres pourront sans doute mieux cohabiter. Il est certain que le but recherché est d’optimiser les apprentissages pour tous! Il convient de garder à l’esprit que l’enfant TDA/H éprouve, de façon plus importante que les pairs, de la difficulté à amorcer et maintenir l’effort mental que les tâches exigent, ce qui peut souvent être perçu par les proches comme un manque de motivation et d’intérêt ou de la paresse. Les interventions des parents et des éducateurs devraient tenir compte de cette dimension et offrir des stratégies pour l’aider à rester mobilisé à la tâche.

Attirer et chercher l’attention de l’enfant : Pour pallier aux difficultés d’attention et à la sensibilité à l’interférence, nous recommandons aux adultes intervenant auprès du jeune de chercher son attention en l’interpellant par son nom, en disant « c’est important » ou en établissant un contact physique et visuel.

Transmettre un minimum de consignes : Il importe également de s’assurer de ne donner qu’un minimum de consignes à la fois et de ne pas hésiter à séparer les longues consignes (verbales ou écrites) en petits segments. Autrement, les individus TDA/H ont tendance à négliger une partie de la consigne, dévier ou l’oublier, sans le vouloir.

Retourner l’enfant vers sa tâche : Lors des examens ou des travaux évalués, le jeune pourrait être retourné vers la tâche si elle est remise incomplète ou si elle comporte des erreurs évidentes d’inattention ou si une partie du travail est oubliée. L’enseignant pourrait vérifier la tâche et pister l’élève pour diminuer l’impact de son inattention sur les résultats ; il ne s’agit pas de donner la réponse, mais d’éviter d’évaluer l’attention plutôt que sa compréhension de la matière enseignée.

Favoriser les pauses : Au niveau des tâches académiques, que ce soit en classe ou lors des périodes de devoirs à la maison, nous recommandons que les périodes de travail soient entrecoupées de pauses de 15 minutes (permettant à l’enfant de recharger ses ressources attentionnelles) et de toujours faire ou travailler une seule chose à la fois afin de faciliter l’attention dirigée.

Fournir des notes de cours : Les tâches exécutées simultanément à la divulgation de consignes ou d’informations verbales (par exemple la prise de note) peuvent présenter un défi. Nous recommandons que des options soient offertes à l’élève, afin de s’assurer d’avoir son attention. Des notes de cours complètes (p.ex., des consignes écrites ou des notes de cours déjà complétées pourraient lui être d’un grand support).

Permettre uniquement le matériel nécessaire : En situation de travail, seul le matériel nécessaire à l’accomplissement de la tâche en cours devrait être disponible, les autres objets étant rangés ou même placés hors d’atteinte. Il convient également de ne laisser à la portée que le minimum et par conséquent, d’épurer le bureau, le coffre à crayon et le sac d’école.

Proposer une place à l’avant et autres trucs : Nous recommandons également la mise en place de trucs et d’outils favorisant la concentration, tels qu’une place privilégiée à l’avant de la classe, permettant à l’enseignant d’offrir plus de support au jeune et de réduire les distractions, un isoloir lors des travaux exigeant de la concentration, une horloge chronomètre visuel pour l’aider à se repérer dans le temps (comme un Time Timer par exemple pour les plus jeunes, ou un chronomètre pour les plus âgés), des coquilles antibruit ou des bouchons d’oreille lors des périodes de lecture ou d’examen et des balles de stress ou des produits de motricité de la main. Il peut également être nécessaire de fournir à l’élève une pièce tranquille, en retrait des autres, pour rédiger ses examens afin d’améliorer sa capacité à se concentrer tâche.

Faire répéter : Afin de valider la compréhension du jeune lors de consignes ou de travaux, se fier à ses verbalisations demeure une stratégie incertaine ; les informations récemment enregistrées peuvent être répétées, grâce à la boucle articulatoire, sans vraiment être comprises. Il convient de lui demander plutôt de reformuler en d’autres termes, ce qui incite à la réflexion.

Permettre une extension de temps : Il est indiqué de fournir un tiers de plus de temps à l’enfant qu’aux autres élèves pour rédiger ses travaux et compléter ses examens. Si le temps supplémentaire octroyé ne permet pas à l’élève de terminer dans les délais, un plan de travail allégé ainsi qu’une réduction de tâche pourraient être considérés. La reprise de travail en dehors des périodes prévues à l’horaire peut aussi être une alternative, pourvu que les périodes de dîner et de pauses soient respectées, afin de permettre à l’élève de se reposer. Les périodes d’activités récompenses ne devraient également pas être utilisées pour rattraper le retard, puisque cela pourrait constituer une réprimande pour une lacune typiquement tributaire du trouble.

Réviser et faire des liens : Afin d’aider la généralisation des concepts, il peut être nécessaire de revoir les informations vues précédemment avant de présenter de nouveaux concepts, en mettant en évidence les similitudes, les différences et les liens. Il pourrait aussi être utile de discuter méthodiquement avec l’élève des relations de cause à effet entre les événements et les situations et d’utiliser le langage pour relier les nouvelles situations aux apprentissages antérieurs.

Décortiquer la matière : Il convient également de simplifier les concepts abstraits en décortiquant les images et en présentant des concepts concrets. Pour aider l’élève à solliciter des explications supplémentaires lorsqu’il rencontre des difficultés à ce niveau, il serait utile lui enseigner un vocabulaire spécifique pour l’aider à exprimer sa confusion (p.ex., : «Ceci n’a pas de sens pour moi », « je ne suis pas certain de comprendre ce que tu dis »).

Pour diminuer l’agitation

L’utilisation d’un coussin lourd ou d’un coussin de positionnement[1] de même qu’un ballon exerciseur en remplacement de la chaise pourrait être bénéfique pour pallier à l’agitation motrice, mais dans des conditions rigoureuses d’utilisation, soit par tranche de vingt minutes maximum en alternance et pour une durée minimale de deux semaines afin de pouvoir en apprécier les effets. L’enfant devrait également pouvoir se lever de façon périodique en classe lorsque le besoin de se recentrer se fait sentir et que cela ne perturbe pas le fonctionnement du groupe.

Les positions alternatives de travail, tel qu’être couché sur le ventre, écrire debout contre le mur, se tenir à genou à côté de son bureau ou travailler debout devraient également être encouragées parce qu’elles permettent à la fois de prévenir la fatigue musculaire, répondent au besoin d’activation physique et favorisent l’amélioration du contrôle postural et le développement des habiletés des membres supérieurs.

Concernant la faiblesse de la mémoire de travail

La mémoire de travail est une fonction exécutive qui permet de gérer, manipuler,  transformer et garder de l’information à l’esprit pendant son utilisation. Elle est également cruciale pendant le processus de stockage de l’information dans la mémoire à long terme et joue un rôle important dans la récupération de l’information déjà apprise. La capacité de la mémoire de travail diffère d’un individu à l’autre, mais les élèves ayant des lacunes de mémoire de travail retiennent nécessairement moins d’informations distinctes à la fois. Bien qu’ils voient, entendent et comprennent les informations présentées, les données supplémentaires submergent rapidement leur mémoire, de sorte qu’ils oublient l’information antérieure dont ils ont besoin pour réaliser la tâche avec succès. Des indices de faible mémoire de travail se traduisent au quotidien par des difficultés à se rappeler des faits et des procédures (tels que de nouveaux mots de vocabulaire, conjugaisons de verbes ou procédures mathématiques), une lenteur de récupération de l’information apprise, une incapacité à suivre les directives, malgré leur répétition, une faible attention aux détails (pour réduire la charge imposée à la mémoire de travail), des erreurs fréquentes dans l’ordre à suivre, des oublis d’étapes ou  la répétition des étapes inutilement, des difficultés à amorcer un travail et des oublis et pertes de matériel.

Certaines stratégies permettent de soutenir l’élève qui présente une faible mémoire de travail et l’aide à compenser :

  • demandez à l’élève de verbaliser les étapes lorsqu’il réalise une tâche difficile à terminer, de sorte à identifier les lacunes sur le plan de la rétention et de la compréhension;
  • évaluez la charge imposée à la mémoire de travail par les activités d’apprentissage et offrir un soutien plus important dans les tâches plus longues, plus complexes, moins familières ou qui exigent plus de traitement mental;
  • réduire l’utilisation de la mémoire de travail, en divisant les tâches en plusieurs parties;
  • fournir des directives écrites, pour que l’élève puisse s’y référer;
  • donner l’information de plusieurs façons : oralement, avec support visuel, et en créant des possibilités  de travailler physiquement avec l’information;
  • développez des séquences répétitives (routines), afin de favoriser l’acquisition d’automatismes qui libèrent la charge de la mémoire de travail;
  • répétez, révisez et encouragez la pratique afin d’accroitre la quantité d’information encodée dans la mémoire;
  • apprenez à l’élève à travailler pendant de courtes périodes, plusieurs fois par jour, plutôt que lors d’une seule longue séance;
  • enseignez l’utilisation d’organisateurs graphiques, tels que le tableau SVA (Ce que je sais, Ce que je veux savoir, Ce que j’ai appris), qui aide l’activation des connaissances antérieures, la génération de questions et la consolidation des connaissances;
  • encourager l’utilisation d’aide-mémoires, comme des affiches visuelles, des listes de vérification pour les tâches à plusieurs étapes, des listes de rappels, etc.;
  • considérez l’emploi de la technologie éducative, qui réduit la charge imposée à la mémoire de travail, comme les calculatrices, les systèmes de traitement de texte, les systèmes de vérification orthographique et grammaticale, la dictée vocale et les lecteurs de texte;
  • utilisez les rimes, les chansons, les mouvements et les régularités, puisque la musique et les routines physiques associées à l’apprentissage peuvent aider la mémorisation et agir comme déclencheur pour la récupération d’une information particulière. De la même façon, les codes de couleurs, les mots clés et les symboles peuvent devenir des déclencheurs lors du traitement de l’information encodée;
  • faire des liens explicites pour aider l’élève à relier l’information à ses connaissances antérieures;
  • encouragez la planification par un survol initial rapide des tâches à compléter et la rédaction d’un plan de travail;
  • accordez du temps supplémentaire pour que l’élève puisse récupérer l’information et accomplisse les tâches.

Concernant la lenteur de la vitesse de traitement de l’information

La vitesse de traitement est la capacité à réaliser rapidement des tâches faciles ou répétitives. Puisque le système cognitif a une capacité de traitement limitée, une vitesse plus lente induit des difficultés à traiter bon nombre d’informations dans un délai requis, entraînant une surcharge du système et une perte de certaines données, en partie ou en entier. Des indices de vitesse de traitement de l’information faible se traduisent au quotidien par des difficultés au niveau de la reconnaissance de motifs visuels lors des tâches qui impliquent un balayage visuel, une lenteur au niveau de la prise de décision simple, une lenteur dans les tâches de calculs arithmétiques simples, dans la manipulation des nombres, les activités de recopiage, le repérage d’information ou les tâches de raisonnement qui comportent des délais limités.

Pour soutenir l’élève qui présente une faible vitesse de traitement de l’information et l’aide à compenser :

  • accordez plus de temps à l’élève pour lui permettre de répondre et de terminer son travail;
  • combinez des instructions verbales et visuelles;
  • considérez une réduction de tâche dans le cas de travaux longs;
  • recourez aux exercices de répétition, de sorte à encoder l’information dans la mémoire et développer des automatismes;
  • utilisez une minuterie visuelle ou un chronomètre afin d’amener l’élève à accroître sa vitesse pour les habiletés acquises;
  • utilisez la technologie d’aide (calculatrice, prédicateur de mots, etc.) et les programmes d’ordinateur pour les habiletés de base;
  • fragmenter les devoirs et les tests en parties, en indiquant les dates et les heures auxquelles ils doivent être remis;
  • utiliser divers types de questions (questions à réponse courte, vrai ou faux, association, réponses à compléter).

[1] Le Disco-Sit est un coussin gonflable en forme de rond utilisé sur une chaise en position assise pour permettre à l’enfant de bouger et ainsi favoriser l’attention, alors que le Movin’Sit est un coussin gonflable en forme de triangle conçu pour supporter la colonne vertébrale et n’a pas d’incidence sur les comportements d’agitation.

Le temps d'écran

Le temps d’écran

Au printemps dernier, la Société canadienne de pédiatrie (SCP) a émis les conclusions de sa plus récente étude sur le temps d’écran chez les enfants. Son constat principal? Limitez leur temps d’écran! Ainsi, les parents dégageront du temps pour les échanges directs, qui constituent le meilleur mode d’apprentissage des enfants. Facile à dire, mais pas à faire? Il existe pourtant différents moyens qui ont fait leur preuve. Cette fiche fait ainsi un état sur la question qui vous préoccupe et vous propose quelques astuces et ressources pour garder le contrôle sur l’ordinateur, la télévision, la tablette de la maisonnée… Et également le cellulaire de votre ado.

  • Le « temps d’écran » désigne en effet, selon la Société canadienne de pédiatrie, le temps passé devant des écrans, y compris ceux des téléphones intelligents, des tablettes, des télévisions, des jeux vidéo, des ordinateurs et de la technologie portable. À moins d’une indication plus précise, les « médias numériques » désignent le contenu transmis dans un appareil par Internet ou par réseau informatique.

 

  • Réduire le temps d’écran quotidien de votre enfant contribuera à améliorer sa qualité de vie. L’utilisation de la télévision, des jeux vidéo, des ordinateurs, du iPod et iPad devrait ainsi être encadrée.

 

  • Petite enfance : Au Canada, la Société canadienne de pédiatrie, les Directives canadiennes en matière de comportement sédentaire et la direction de santé publique de Montréal s’entendent pour dire qu’avant 2 ans, idéalement, un tout-petit ne devrait pas être exposé à la télévision ou à tout autre écran. Selon la Société canadienne de pédiatrie, les enfants de 2 ans à 4 ansne devraient pas passer plus d’une heure par jour devant un écran, tous appareils confondus. Après 4 ans, ce temps ne devrait pas dépasser deux heures. De son côté, l’Académie américaine de pédiatrie indique que le temps-écran des enfants de 2 ans à 5 ans ne devrait pas dépasser une heure par jour.

 

  • Âge scolaire : Au Canada, les Directives canadiennes en matière de comportement sédentaire indiquent que les enfants de 5 ans à 11 ansdevraient limiter leur exposition aux écrans  à un maximum de deux heures par jour. Pour sa part, l’Académie américaine de pédiatrie recommande aux parents d’enfants de 6 ans et plus d’établir des limites sur le temps passé sur un écran et sur les types de média utilisés. L’Académie ne donne toutefois pas de limite quotidienne pour le temps consacré aux écrans. Pour cette raison, les parents devraient s’assurer que l’utilisation des écrans ne réduit pas le temps accordé au sommeil, à l’activité physique, aux devoirs et à toute autre activité essentielle à de saines habitudes de vie.

Observations cliniques

  • Les recherches sur l’exposition à la télévision démontrent des associations, même s’il ne s’agit pas d’une relation directe de cause à effet, entre l’exposition soutenue et précoce à des écrans (plus de deux heures par jour chez les nourrissons de moins de 12 mois selon une étude) et d’importants retards de langage.
  • Les preuves d’une association entre le temps d’écran et les troubles de l’attention sont mitigées, les effets négatifs étant clairement apparents seulement lors d’une exposition intense (plus de sept heures par jour). Il est toutefois démontré qu’une forte exposition à la télévision en arrière-plan nuit à l’utilisation et à l’acquisition du langage, à l’attention, au développement cognitif et aux fonctions exécutives chez les enfants de moins de 5 ans. Elle réduit également la quantité et la qualité des échanges entre les parents et l’enfant et distrait l’enfant de ses jeux.
  • Cependant, grâce aux livres numériques, les enfants s’investissent davantage dans la lecture, mais les parents semblent alors réduire les stratégies de lecture. De plus, les effets sonores et les animations des livres numériques peuvent compromettre la compréhension du texte et de la séquence des événements chez les enfants d’âge préscolaire, ce qui n’est pas le cas avec les livres papier.
  • Certaines études associent l’écoute prolongée de la télévision à des capacités cognitives moins élevées, particulièrement pour ce qui est de la mémoire à court terme, des aptitudes précoces en lecture et en mathématiques et du développement du langage. Un contenu violent ou un déroulement rapide de l’action peut nuire aux fonctions exécutives, et ces effets peuvent être cumulatifs. L’incapacité des jeunes enfants (particulièrement ceux de moins de 2 ans) à distinguer la réalité quotidienne de ce qui se produit à l’écran, conjuguée à leurs efforts pour comprendre le sens de ces expériences contradictoires, peut entraver et contrecarrer les fonctions exécutives.

 

Recommandations de la Société canadienne de pédiatrie

Limiter le temps d’écran

  • Il n’est pas recommandé de laisser les enfants de moins de 2 ans passer du temps devant des écrans.
  • Chez les enfants de 2 à 5 ans, limiter le temps d’écran quotidien ou régulier à moins d’une heure par jour.
  • S’assurer que les périodes de sédentarité devant des écrans ne font pas partie des activités courantes du milieu de garde des enfants de moins de 5  ans.
  • Maintenir des périodes sans écran, particulièrement lors des repas familiaux et pour faire la lecture.
  • Éviter les écrans au moins une heure avant le coucher, en raison de leurs effets potentiels sur la suppression de la mélatonine.

Atténuer (réduire) les risques associés au temps d’écran

  • Être présent et investi lors de l’utilisation des écrans et, dans la mesure du possible, en regarder le contenu avec l’enfant.
  • Connaître le contenu et accorder la priorité aux émissions éducatives, interactives et adaptées à l’âge.
  • Utiliser des stratégies parentales qui enseignent l’autorégulation, les manières de garder son calme et l’établissement de limites.

En famille, être attentif à l’utilisation des écrans

  • Procéder à une autoévaluation des habitudes vis-à-vis des écrans et se doter d’un plan médiatique familial qui prévoit les moments, la manière et les lieux où ceux-ci peuvent être utilisés ou non.
  • Aider les enfants à reconnaître et à remettre en question les messages publicitaires, les stéréotypes et d’autres contenus problématiques.
  • Se rappeler que trop de temps consacré aux écrans se traduit par des occasions ratées d’enseignement et d’apprentissage.
  • Se rappeler qu’aucune donnée n’appuie l’introduction des technologies à un jeune âge.

Les adultes devraient donner l’exemple d’une saine utilisation des écrans

  • Remplacer le temps d’écran par des activités saines, comme la lecture, les jeux à l’extérieur et les activités pratiques et créatives.
  • Éteindre les appareils à la maison pendant les périodes passées en famille.
  • Éteindre les écrans qui ne sont pas utilisés et éviter de laisser le téléviseur allumé en arrière-plan.

Astuces

(Source : http://www.ztele.com/articles/5-trucs-et-logiciels-pour-mieux-controler-le-temps-de-votre-enfant-ou-ado-devant-l-ordinateur-1.31009)

  • Installer l’ordinateur dans un lieu stratégique de la maison: Si la configuration de votre foyer le permet, il est préférable que l’ordinateur familial soit branché dans la salle familiale ou une pièce passante. Il en va de même si l’enfant veut utiliser votre téléphone ou tablette : il doit rester dans la salle familiale. De cette façon, vous aurez toujours un œil sur votre enfant et pourrez ainsi mieux gérer le temps qu’il passe devant l’ordinateur, en plus de savoir ce qu’il fait – sans qu’il ne se sente épié pour autant, puisque tous les membres de la famille sont soumis à la même contrainte.

 

  • Intéressez-vous à ce que regarde votre enfant sur l’ordinateur: Réservez-vous du temps à passer avec votre enfant. Demandez-lui de vous montrer des vidéos, d’écouter de la musique ou encore mieux, qu’il vous montre ce qu’il aime faire sur Internet… quels sites il aime visiter, à quels jeux il joue, quelles applications il aime utiliser. Après un certain temps, vous lui proposez de faire autre chose : son temps à l’ordinateur est écoulé pour aujourd’hui.

 

  • L’ordi comme outil: Une autre façon de non seulement limiter, mais réduire considérablement le temps passé devant l’ordinateur est de permettre à l’enfant d’aller chercher des idées d’activités (images à colorier, plans et instructions pour faire du bricolage, etc.) et de les imprimer. Le reste de l’activité se passera donc ailleurs que « devant l’écran ».

 

  • Installer un logiciel de contrôle : Si votre enfant (ou votre ado) n’est pas du genre à se limiter lui-même et qu’il vous est impossible de le surveiller directement (ou de le raisonner), vous pouvez toujours installer un logiciel de minuterie sur votre ordinateur (PC-Time manager, Enuff PC, ComputerTime). Notez que la plupart des routeurs réseau devraient aussi permettre l’accès à l’Internet selon un horaire que vous pourrez prédéfinir à l’avance, ce qui devrait réduire considérablement l’intérêt de votre enfant pour votre ordinateur ou autre gadget électronique, la plupart des jeux et applications nécessitant d’être branché à l’Internet pour fonctionner normalement. Il existe aussi des applications Android, iOS et autres pour restreindre l’utilisation d’un téléphone ou d’une tablette (Lockser pour Android et Game Time Limit for Parents sur iOS).
Les pièges à éviter

Les pièges à éviter

Au plan comportemental, il est toujours avantageux d’inciter l’enfant à adopter les comportements souhaités grâce aux rétroactions positives qui augmentent l’estime et le sentiment de compétence, plutôt que par des punitions, conséquences ou pertes de privilèges, et ce, même si ce n’est peut-être pas notre réflexe de parent à bout de nerfs… Voici quelques comportements à éviter et pas seulement avec un enfant TDA/H.

 

Les récompenses

  • Bien qu’il peut être tentant de proposer de grosses récompenses dans le but d’augmenter la motivation de l’enfant, retenez que l’excès entraîne rarement l’effet escompté et que le jeune peut même rapidement perdre de son intérêt envers ces surprises disproportionnées. Le mieux reste de discuter avec lui pour connaître ses goûts et ses choix. Un système de points ou même de l’argent Monopoly peut être envisagé! Soyez créatifs!

La chicane et la culpabilité (Ne pas…)

  • Argumentez avec votre enfant. Ne discutez pas pendant des heures, mais agissez.
  • Faites ce que vous dites. Sinon, l’enfant comprendra rapidement que vos paroles ne sont justement que des paroles et son comportement ne s’améliora pas. Si vous demeurez constant toutefois, il verra qu’il peut avoir confiance en ce que vous dites, même si cela ne lui plaît pas.
  • Ridiculiser et humilier votre enfant.
  • Entrer dans la spirale infernale de l’escalade (crier de plus en plus fort, etc.).
  • Vous blâmer et vous sentir coupable du comportement de votre enfant.
  • Attention à l’attention paradoxale! Plus votre enfant adopte un comportement perturbateur, plus vous vous occupez de lui. Vous l’incitez ainsi inconsciemment à renforcer ce type de conduite.
  • Prolonger les sanctions
  • Culpabiliser votre enfant. « C’est ta faute si je suis malheureuse, tu ne fais aucun effort, etc. ». Ce sont les actes de votre enfant que vous n’aimez pas et non pas lui.
  • Coller une étiquette à votre enfant, généraliser. « Avec toi, c’est toujours pareil, on ne peut jamais te faire confiance ». « Toujours » et « jamais » sont des adverbes excessifs et donc injustes. Ils ne laissent aucune alternative à votre enfant. Il vaut mieux dire: « Tu m’avais promis de ranger ta chambre. La prochaine fois, je compte bien sur toi. »

Essouffler son enfant

  • Proposer à votre enfant de nombreuses activités parascolaires sous prétexte qu’il est infatigable. Une ou deux suffisent largement.

Montrer l’exemple

  • Si votre attitude reflète un manque de discipline, ne vous attendez pas à ce que votre enfant fasse mieux que vous. Par exemple, pourquoi votre enfant ramasserait-il ses vêtements si vous-même laissez traîner les vôtres?